12 juin: Assemblée générale de l'APSA

L'APSA est depuis de nombreuses années sur tous les fronts pour venir en aide aux personnes en recherche d'insertion professionnelle, de logement et d'hébergement.

Et l'année 2013 n'a pas dérogé à la règle. Il y a une raison majeure à cela: la situation des personnes en difficulté s'aggrave. L'année dernière, l'APSA, qui lutte contre toutes les formes d'exclusion, a «secouru» pas moins de 6445 personnes dans l'arrondissement lensois. Parmi elles, de plus en plus de jeunes, de personnes âgées, et d'origine étrangère.

Par conséquent, l'association a dû s'adapter à cette massification des besoins et de la précarité en ouvrant ou en agrandissant des structures, car le taux d'occupation explose (il est même supérieur à la capacité d'accueil, c'est dire !). Signalons par exemple le lancement d'un CADA, centre d'accueil pour demandeurs d'asile (80 places réparties sur Grenay, Méricourt, Bully-les-mines et Rouvroy); une maison-relais à Noyelles-sous-Lens: «Ce sont des personnes qui vivent dans la rue, et qui sont incapables de gérer leur solitude, explique Marc Demanze, directeur général de l'association. Le fait de vivre ensemble, dans un système un peu communautaire où on mange ensemble mais où chacun a son appartement, ça fonctionne très bien.» Ajoutons à cela douze places supplémentaires à la Boussole (hébergement d'extrême urgence), destinées à deux couples et à des femmes en grande marginalité.

L'APSA poursuit son évolution en 2014, avec la création d'un SSIAD, service de soins infirmiers à domicile, pour les sans domicile fixe. Toutes les structures de l'arrondissement pourront alors accueillir ceux et celles qui ont des problèmes de santé. Citons également l'opération «Un emploi, un toit: huit jeunes retapent des logements dans lesquels ils seront locataires. Bref, les idées sont nombreuses pour aider au mieux les bénéficiaires.

«Cette lutte nous entraîne à œuvrer pour un accès aux droits fondamentaux pour tous, pour bouger les lignes établies vers une société plus fraternelle», souligne Anne-Marie Vancauwelaert, la présidente.

 

«C'est beaucoup plus dur!»

 

Marc Demanze n'y va pas par quatre chemins: la situation est grave, et ne va pas en s'améliorant. «Notre travail au quotidien est beaucoup plus dur car nous avons moins de moyens, plus de personnes en difficulté, le contexte sociétal devient de plus en plus compliqué, et les formes d'exclusions sont de plus en plus nombreuses. En résumé, plus notre société va mal, plus elle cristallise les sources d'exclusion. Et plus on est amenés à soulever nos manches

 

Le directeur général ajoute que la seule ambition de l'APSA est de disparaître, car cela signifierait que l'exclusion n'existerait plus. Malheureusement, ça n'en prend pas actuellement le chemin. 

 

[L'APSA EN QUELQUES CHIFFRES]
6445 personnes aidées

 

L'année dernière, 6445 personnes ont été prises en charge par l'association pour la solidarité active, sur le secteur de Lens-Hénin.

344 places d'hébergement

L'APSA compte à ce jour 344 places d'hébergement. Le taux d'hébergement a été supérieur à la capacité d'accueil en 2013, preuve que les besoins sont toujours aussi forts.

2970 appels au 115

Toujours en 2013, le 115 a reçu pas moins de 2970 appels. «Et encore, on a déjà enlevé de cette statistique les appels dits polluants, qui représentent 60% du total», précise Marc Demanze.

2631 interventions dans la rue

L'équipe de rue du SIAO (Service intégré d'accueil et d'orientation) est intervenue à 2631 reprises pour tendre la main aux personnes en difficulté. «Ces interventions se font l'hiver, mais aussi l'été: des SDF meurent aussi l'été!»

 

 

CLÉMENT LANDOUZY (14/06/2014 – La voix du Nord – Edition Lens Liévin)