Le C.A.D.A. Ferdinand DITTE

 

Le Conseil d'administration de l'A.P.S.A. du mardi 15 Décembre 2015 a décidé, à l'unanimité, de baptiser son Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile: le C.A.D.A. Ferdinand DITTE.

Monsieur Ferdinand Ditte a été membre fondateur puis administrateur/bénévole actif de l'Association Pour la Solidarité Active, jusqu'à sa mort, survenue le 8 septembre 2009.

Il est à l'initiative de l'écrit de notre premier projet associatif et de la démarche du parcours personnalisé d'accompagnement. Il est aussi à l'origine de la création du GERFA (Groupe d'étude, de recherche et de formation de l'A.P.S.A.), dont il a été président durant de longues années.

Monsieur DITTE avait fondé, en parallèle de ses activités au sein de l'A.P.S.A. et de Saint Vincent de Paul, une association nommée "Pour une terre plus humaine", en 1969, en écho à la campagne mondiale contre la faim et pour le développement ; Sur l'invitation d'un collègue des charbonnages indiens, Ferdinand DITTE, lui-même ingénieur pour les charbonnage de France, se rend en Inde. La rencontre fortuite avec le frère CS de Souza de la conférence St Vincent de Paul en Inde donnera naissance à une profonde amitié entre les deux hommes et sera déterminante ... ­

A côté d'une Inde qui brille et dont nous entendons parler le plus souvent mais qui reste minoritaire, coexiste une Inde de la pauvreté composée de plus de 800 millions de personnes qui vivent avec moins de 2$ par jour...

L'association "Pour une terre plus humaine" est intervenue par des programmes d'alphabétisation, des programmes d'irrigation dans les états du Jharkhand, du Bihar, de l'Orissa, de l'Andra Pradesh auprès de populations rejetées, intouchables (dalit) et aborigènes (adivasi).

L'association "Pour une terre plus humaine" développe aujourd'hui des actions se situant à Kavali, ville d'Andra Pradesh, située sur la côte du Coromandel. Elle organise des bourses aux livres dont les profits sont entièrement reversés en Inde, a permis la création de plusieurs ateliers de confection de kalamkari (art pictural traditionnel; Il s'agit d'une toile de coton, peinte à la main à l'aide d'un Kalam, bambou taillé muni d'un chiffon servant de réservoir, en utilisant des teintures végétales) destinés à des femmes qui peuvent ainsi faire vivre, encore aujourd’hui, plus d'un millier de personnes et co-participé à la création d'un hôpital de 25 lits dont 24 sont occupés par des malades du sida et pour lequel elle participe au financement de fonctionnement.